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L’art de la description en littérature

L’art de la description en littérature    L'art de décrire constitue, en quelque sorte, le fond même de la littérature. En vers ou en prose, dès qu'on tient une plume, on est appelé à décrire. C'est la qualité nécessaire par excellence, et c'est sur cette matière qu'on peut le plus fructueusement et pratiquement enseigner à avoir du style en littérature. Tout homme qui écrit autre chose que de la philosophie doit être peintre et artiste, c'est-à-dire avoir un talent descriptif personnel. La description est la peinture animée des objets. Elle n'énumère pas, elle fait plus qu'indiquer : elle peint. Elle ne se contente plus de caractériser ce qu'elle voit; elle le montre aux yeux, elle en trace le tableau. La description est un tableau qui rend les choses matérielles visibles. En un mot, le but de la description est de donner l'illusion de la vie. Sa raison d'être, son effort, son ambition, c'est de faire vivre, de rendre vivants
Articles récents

Manuel pratique de rhétorique

Manuel pratique de rhétorique     « La rhétorique est la faculté de considérer, pour chaque question, ce qui peut être propre à persuader. » – (Aristote)  On définit ordinairement la rhétorique comme « l’art de bien dire ». Un art est une réunion de préceptes d’après lesquels on fait mieux et plus facilement une chose qu’on pourrait encore faire, mais moins bien, avec l’aide seule de la nature. La rhétorique, comme art, en suppose deux autres : l’art de penser, qui est la logique, et l’art de parler correctement, qui est la grammaire… La rhétorique a pour objet les règles du discours. Discours, en général, est une suite de raisonnements propres à prouver ce qui est énoncé dans la proposition. Sous ce point de vue, les règles du discours appartiennent à la logique proprement dite, et avant tout l’orateur doit être logicien. Le discours oratoire, l’oraison, oratio, à la force des preuves doit de plus joindre tous les moyens accessoires qui peuvent les faire valoir, tels qu’u

Madagascar: L’histoire de la grande île

Madagascar: L’histoire de la grande île    Découvrez à travers ce livre, l'histoire du Madagascar. Surnommée la Grande Ile pour sa superficie, elle est aussi grande pour sa position géographique jugée importante pour les navigateurs. "Entre toutes les terres lointaines, Madagascar compte parmi les pays dont on s’est occupé en France avec une sorte de prédilection. La grande île africaine a davantage attiré les regards par suite de circonstances exceptionnelles. La présence de populations d’origines très diverses, rapprochées ou mêlées sur un même point du globe, se trouvant reconnue, un nouvel élément a été fourni pour exciter l’intérêt qui s’attache à l’histoire de l’humanité. Madagascar a été le centre d’une création spéciale ; la grande île n’est sans doute que le débris d’un continent, vaste peut-être comme l’Australie, qui à une époque ancienne du monde dominait sur l’Océan indien..." ---> En Savoir

L'île de la Réunion: Son histoire, son développement et la question coloniale

L'Ile de la Réunion: Son histoire, son développement et la question coloniale.     Ce livre présente l'histoire générale de l'île de la Réunion, de sa découverte à sa colonisation et son développement. L’île de la Réunion connut des débuts bien modestes. En 1638, un des premiers pionniers, Alonse Goubert, débarque du Saint-Alexis et grave sur un tronc d’arbre les armes de France. L’île est vide d’habitants et ce n’était pas avec les 97 hommes d’équipage de sa « flûte » que Goubert pouvait fonder une colonie. Un peu plus tard, Pronis y déporte quelques rebelles de Fort Dauphin. En 1662, Louis Payen y aborde avec sept noirs et trois négresses venus de Madagascar (ancêtres des Noirs Marrons de la montagne). Au point de vue économique, l’histoire de la Réunion se divise en trois périodes : 1) au 18è siècle, la principale production est le café ; 2) depuis 1815 jusqu’à la diffusion du sucre de betterave, à la fin du 19è siècle, le sucre de canne est la grande richess

Les fondateurs de l'astronomie moderne: Copernic, Galilée, Newton, et les autres

Les fondateurs de l'astronomie moderne     La rotation de notre globe et son mouvement annuel autour du soleil sont aujourd’hui des vérités sans contradicteurs ; il en est peu cependant qui se soient plus difficilement imposées à la conscience de l’esprit humain. Copernic eut la gloire de les affirmer, et il en est, suivant Voltaire, le véritable et seul inventeur. « Le trait de lumière qui éclaire aujourd’hui le monde est parti, dit le grand écrivain, de la petite ville de Thorn. » Il tranche ailleurs la question en affirmant qu’une si belle et si importante découverte, une fois proclamée, se serait transmise de siècle en siècle, comme les belles démonstrations d’Archimède, et ne se serait jamais perdue. Il n’en a pas été ainsi pourtant : les hommes n’acceptent pas si facilement une vérité aussi éloignée des sens, et une erreur aussi ancienne que le monde ne s’arrache pas par un seul effort. Les philosophes de l’antiquité ont cru au mouvement de la terre, et, sans qu’

Freud : Au-delà du principe du plaisir

Accéder au livre    La théorie psychanalytique admet sans réserves que l’évolution des pro­cessus psychiques est régie par le principe du plaisir. Autrement dit, nous croyons, en tant que psychanalystes, qu’elle est déclenchée chaque fois par une tension désagréable ou pénible et qu’elle s’effectue de façon à aboutir à une diminution de cette tension, c’est-à-dire à la substitution d’un état agréable à un état pénible. Cela équivaut à dire que nous introduisons, dans la consi­dération des processus psychiques que nous étudions, le point de vue écono­mique, et nous pensons qu’une description qui tient compte, en même temps que du côté topique et dynamique des processus psychiques, du facteur économique, représente la description la plus complète à laquelle nous puis­sions prétendre actuellement et mérite d’être qualifiée de méta­psychologique. Nous sommes décidés à établir entre le plaisir et le déplaisir, d’une part, la quantité d’énergie (non liée) que comporte la vie p

Stefan Zweig: Le bouquiniste Mendel et la Collection invisible

Accéder au livre     Jakob Mendel ! Comment avais-je pu l’oublier tout ce temps, cet homme extraordinaire, ce phénomène, ce prodige insensé, cet homme légendaire, célèbre à l’Université et parmi un petit cercle de gens qui le respectaient fort, ce magicien, ce prestigieux bouquiniste qui, assis là sans désemparer tous les jours, du matin au soir, avait fait la gloire et la renommée du café Gluck ! Il me suffit de fermer les yeux une seule seconde pour regarder en moi-même, et aussitôt il apparut, éclairé nettement sur l’écran rose de mes paupières. Il m’apparut sur-le-champ en chair et en os, à sa petite table carrée au plateau de marbre gris sale, où les livres et les paperasses croulaient. Il trônait là, immuable, ses yeux cerclés de lunettes fixés hypnotiquement sur un livre. Tout en lisant, il grommelait et balançait de temps en temps son buste et son crâne chauve graisseux et mal rasé, habitude qu’il avait prise au cheder, l’école des petits enfants juifs, dans l’Est. C’est à cett

Du rêve et de son interprétation: étude psychologique

Du rêve et de son interprétation: étude psychologique Explorer les plus secrètes profondeurs de l’inconscient, voilà quelle est la tâche principale de la psychologie dans le siècle qui s’ouvre. À une époque que nous pouvons nommer préscientifique, l’humanité n’était pas en peine d’interpréter ses rêves. Ceux dont on se souvenait au réveil, on les considérait comme une manifestation bienveillante ou hostile des puissances supérieures, dieux ou démons. Avec l’éclosion de l’esprit scientifique, toute cette ingénieuse mythologie a cédé le pas à la psychologie, et de nos jours tous les savants, à l’exception d’un bien petit nombre, sont d’accord pour attribuer le rêve à l’activité psychique du dormeur lui-même... Le problème qui nous intéresse en premier lieu, celui de la signification du rêve, se présente sous deux aspects : on cherche ce que signifie le rêve au point de vue psychologique et quelle est sa place dans le série des phénomènes psychiques. On veut savoir en outre si le rêve est

L’île Maurice et l’histoire de la société mauricienne

Accéder au livre      Découverte, en même temps que deux autres terres (la Réunion et Rodriguez), par les Portugais, l’île Maurice occupe dans l'océan Indien, à 800 kilomètres à l'est de Madagascar, une superficie d’environ 1900 kilomètres carrés. Elle surgit isolément de l'Océan et se compose entièrement de rochers basaltiques volcaniques à l'origine. Après sa découverte, l’île fut abandonnée par les Portugais, pour des raisons de salubrité sans doute, et peut-être aussi parce que la Réunion, plus grande et plus fertile, les attirait davantage. Les Hollandais, la trouvant à l'abandon, s'en emparèrent et lui donnèrent le nom de Maurice. Ils voulaient y fonder une colonie mais les produits ne couvrant point les dépenses, ils se virent forcés de l'abandonner à leur tour. Les Français en firent possession et la rebaptisèrent Île-de-France. Puis, en 1810, elle fut prise par les Anglais qui lui redonnèrent le nom d’Île Maurice... ---> Accéder au livre

Contes et légendes de l’Île Maurice

Contes et légendes de l’Île Maurice Il y a bien longtemps, il y avait au pays de Maurice un roi qui avait un grand bassin. C’est là qu’il prenait son bain tous les matins comme son médecin le lui avait ordonné. Un jour il arrive au bord du bassin ; l’eau est sale : impossible de se baigner. Le roi appelle le gardien et le gronde. Le lendemain, l’eau est sale. Le troisième jour, l’eau est sale. Le roi prend le gardien par le cou, le secoue et lui dit : — Et toi, enfant de chien ! tu veux que j’attrape la gale dans cette eau-là ? Si demain le bassin n’est pas propre, tu verras quelle pile ! Le gardien a peur. Le soir venu, il prend son fusil, il se cache dans les feuilles de songe au bord du bassin ; la nuit était noire, pas de lune. Au coup de canon, il entend qu’on vient : tac, tac, tac : c’était un lièvre. Avant que le gardien ait le temps de lever son fusil, le lièvre vient droit à lui et lui dit : — Bonjour, bonjour, gardien ! Comme je suis heureux de vous voir ! il y a longtemps qu

Le Mississippi : le fleuve et son histoire

Le Mississippi : le fleuve et son histoire Dans l’aristocratie des fleuves, le Mississippi tient le premier rang. À tous les points de vue, il est très remarquable. C’est un de ceux qui prêtent le plus à l’écrivain et qui offrent le plus d’intérêt au lecteur. En comptant le Missouri, son affluent principal, c’est le plus long cours d’eau du monde avec 4300 milles. C’est en même temps le plus crochu, puisqu’on certains endroits de son parcours il emploie en zigzags une longueur de 13000 milles, alors que la ligue droite n’en supposerait que 675. Le Mississippi est peut-être le type le plus simple de tous les grands fleuves. Il ne prend point sa source dans les glaciers d’une haute chaîne de montagnes, comme la plupart des cours d’eau de l’Europe et de l’Asie; il n’arrose point, comme l’Euphrate, le Nil ou le Rhin, des campagnes que les guerres et les événements de l’histoire ont rendues célèbres : il ne relève que de lui-même, et ne doit rien ni à l’histoire, ni à la fable. Son importan

New York et son histoire

  New York et son histoire Il y a plus de deux cent cinquante ans, à la place de New-York, on voyait une île, des collines, un marais. Des peuplades indiennes, les Lenni-Lenape et les Manhattans, allumaient leurs feux et construisaient leurs buttes sur ces rivages. Un navigateur Anglais au service de la Hollande, qui cherchait un passage par les mers polaires vers la Chine, Henry Hudson, vit en 1609 ces Indiens, et il leur donna des souliers, qu’ils pendirent à leur cou en guise d’ornements. Sur l’emplacement actuel de Broadway, quelques Hollandais s’établirent avec Christiansen, en 1614, pour faire le trafic des fourrures, et ils construisirent quatre maisons en bois et un petit navire, le  Restkess  (sans repos), nom qui convenait si bien aux destinées futures de ce coin du monde. Un fort, une église, trois moulins à vent, cent vingt maisons et 1.000 habitants, qui font paître leurs vaches dans les prairies maintenant occupées par des palais, voilà quelle était la nouvelle Amsterdam

Histoire de l’éclairage des villes: Paris, Londres et Berlin

Histoire de l’éclairage des villes      Avant de parvenir à être éclairées chaque soir, nos villes ont longtemps vécu dans les ténèbres. Elles n’en sont sorties qu’avec effort et par une série de tâtonnements qu’il est intéressant de faire connaître. Il est d’un intérêt supérieur pour la bonne police des villes que les rues soient éclairées pendant la nuit, afin qu’on puisse y circuler sans peine, et que les gens de mauvais aloi y soient surveillés. L’idée si simple d’allumer des lanternes ou des flambeaux pour combattre l’intensité des ténèbres et répandre quelque clarté sur la voie publique est relativement moderne... ----> Accéder au livre

Moeurs et intelligence des fourmis

Moeurs et intelligence des fourmis   Dans l’étude des sociétés animales, celle des sociétés de fourmis est peut-être la plus suggestive, en raison de l’intelligence surprenante de ces petits insectes. (- M. Berthelot) Des études récentes ajoutent aux notions acquises et déjà fort répandues sur les mœurs de certains animaux des détails charmants et pleins d’intérêt. Nous avons à signaler des actes ; seule, la stricte réalité les rend dignes d’attention. Il s’agit de très petites bêtes ; des chétives créatures constituent de grandes sociétés et rappellent par plus d’un trait la vie des sociétés humaines. Ainsi avons-nous à considérer des aptitudes au travail, des passions vives, des sentiments variés, des relations sociales douces ou violentes ; seule, la juste appréciation des phénomènes psychologiques peut rendre notre histoire complète et véridique. Voulant nous immiscer dans la vie privée des fourmis, ce sera le grand attrait de voir l’intelligence aux prises avec mille difficultés.

Le rôle de la violence dans l’histoire

  Le rôle de la violence dans l’histoire      Le rapport de la politique générale aux formes du droit économique est déterminé dans mon système de façon si décisive, en même temps, si originale , qu’il ne serait pas superflu d’y renvoyer spécialement pour en faciliter l’étude. La forme des rapports politiques est l’élément historique fondamental et les dépendances économiques ne sont qu’un effet ou un cas particulier, elles sont donc toujours des faits de second ordre . Quelques-uns des systèmes socialistes récents prennent pour principe directeur le faux semblant d’un rapport entièrement inverse tel qu’il saute aux yeux, en faisant pour ainsi dire sortit des situations économiques les infrastructures politiques. Or, ces effets du second ordre existent certes en tant que tels, et ce sont eux qui dans le temps présent sont le plus sensibles ; mais il faut chercher l’élément primordial dans la violence politique immédiate et non pas seulement dans une puissance économique